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L’île Maurice et sa nature

Cascade de chamarel à l'île Maurice

L’île Maurice, une source d’inspiration depuis que j’y ai fait un séjour, et ce, tous les jours. Suis-je tombé amoureuse de cette île ? Je vous l’avoue, c’est un grand oui ! Elle a révélé en moi des passions, des valeurs et des sentiments qui s’étaient enfouis, et m’a changée. Je tiens donc à vous partager l’histoire de sa magnifique nature.

L'histoire de sa flore

L’île Maurice, il y a quelques siècles, était entièrement recouverte d’une vaste forêt luxuriante. Seulement 2 % de la forêt primaire a survécu à la colonisation et l’implantation d’espèces exogènes, ce qui l’a détruite dans sa quasi-totalité. On en retrouve aujourd’hui quelques restes ainsi que de grandes étendues de plantations et de champs de cannes à sucre. Ces 2 % de forêt de qualité qui subsistent se trouvent sur les îlots proches du littoral nord et dans le Parc naturel de Rivière Noire.

Aujourd’hui, la flore mauricienne est composée d’un grand nombre d’espèces, 700 plantes indigènes dont 246 qui sont endémiques. Sa diversité faunique est relativement faible, néanmoins un tiers d’entre elles sont propres à l’île et n’existent pas ailleurs. L’île Maurice est considérée comme le troisième pays au monde à la flore la plus menacée.

Sa flore se distingue aussi et avant tout par les multiples plantations du territoire, entre autres, des exploitations de cannes à sucre et des plantations de thé.

Le Casuarinas, gigantesque banian des Indes et le Ravenala madagascariensis, arbre du voyageur, font partie des espèces communes. Les arbres à épices, le cocotier, le takamaka ou le vacoas sont également répandus. L’essence la plus symbolique demeure le tambalacoque ou arbre à dodos.

Les plantes exotiques d’Anthurium rouge représentent l’île et sont souvent utilisées comme cadeaux. Cueillis tôt le matin, elles sont vendues en paquets qui durent au moins 4 jours, sans arrosage. Au marché de Quatre-Bornes, les fleuristes vous proposeront sûrement d’en acheter !

Comme toute île tropicale, Maurice est également composée de fruits exotiques juteux : mangues, ananas, noix de coco, pamplemousses, bananes, papayes… Leurs fruits sont vraiment exceptionnels, frais, naturels, j’en ai mangé énormément lors de mon voyage. Ils sont tellement délicieux, on ne pourra jamais retrouver cette explosion de saveur une fois importés chez nous. D’ailleurs, au fil du temps, les fruits importés ont envahi leurs étals aux marchés, les gens achètent généralement des pommes, des oranges, des prunes et des kiwis…

Les espèces endémiques

Parmi les espèces endémiques, on retrouve le Trochetia Boutoniana, ou la Boucle d’Oreille, déclarée Fleur nationale en 1992, sur la montagne du Morne. Elle a été nommée ainsi, d’après le célèbre botaniste Français Louis Bouton. On la trouve maintenant sur une seule montagne à l’Île Maurice, mais vous pouvez la voir dans certains jardins sur l’île.

Dans la forêt endémique du pays, s’y trouve le Cassine Orientalis, ou Bois d’olive. La qualité de son bois fait qu’autrefois, il a été utilisé dans la construction, le bordage des navires, la fabrication de pirogues. Actuellement, cette espèce est cultivée en pot comme plante ornementale et en forêt pour la production de bois de qualité utilisé en construction, menuiserie, ébénisterie.

Le Diospyros Tessellaria, ou ébénier, était le plus précieux à l’époque de la colonisation hollandaise. Il a été massivement exploité pour son bois noir, pensant que c’était une ressource illimitée. On en trouve encore dans différentes forêts à travers l’île.

Le Crinum Mauritianum, plus connu comme Fleur de lys du pays, elle pousse dans des régions marécageuses, présumée disparue jusqu’à sa récente redécouverte.

Le Coffea Macrocarpa, caféier indigène, il peut aider à combattre les maladies et les sécheresses suite à une hybridation domestique avec d’autres variétés.

La Mandrinette ou Hibiscus fragilis, est un hibiscus exotique et rare dont l’habitat naturel est sur le Corps de Garde et Le Morne Brabant.

L'histoire de sa faune

La colonisation a eu un effet néfaste sur la faune mauricienne si bien que de nombreuses espèces qui existaient avant l’arrivée de l’homme ont disparu au fil des siècles. Quelques espèces d’oiseaux endémiques ont toutefois réussi à survivre péniblement au nord de l’île, sur l’île Ronde et l’île Coin de Mire, à proximité du Cap Malheureux. Parmi ces espèces, les plus connues sont la Perruche de Maurice, la crécerelle et le pigeon des mares. Des espèces exotiques comme le Cardinal de Madagascar, la tourterelle, le boulboul et le héron strié peuvent être admirées facilement en plein ciel ou sur le littoral. Seules des réintroductions permettent à certaines espèces de se maintenir.

Le dodo, du fait de l’absence de prédateurs, avait perdu son aptitude au vol et pesait pas moins de 25 kilos. Incroyablement maladroit dans ses mouvements, les Mauriciens l’ont surnommé Dodo. Aujourd’hui, c’est malheureusement une espèce éteinte depuis 4 siècles après avoir été chassé par les animaux importés d’Europe et les hommes. Il est a jamais immortalisé malgré sa disparition, en peluche, en bois ou en porcelaine, sur les tee-shirts, sur les timbres, on en retrouve partout sur l’île.

Côté mammifères, l’île Maurice est habitée par des cerfs, des singes, des mangoustes, des lièvres et des sangliers importés lors de l’époque coloniale. Ils peuplent les forêts primaires les plus reculées de l’île.

Maurice a aussi jadis abrité des tortues endémiques, malheureusement disparues en 1844. Des espèces analogiques ont été introduites dans le pays, comme la tortue géante d’Aldabra qui peut être vue dans certains parcs notamment celui de Casela et sur l’Île aux Aigrettes. Elles sont très protégées. Au parc de Casela et à Chamarel, certaines personnes mal intentionnées ont à une époque, gravé des mots sur leur carapace pendant leur visite, c’est pour cela qu’elles sont maintenant accompagnées toute la journée par des soigneurs qui surveillent nos moindres gestes.

Vu leur taille, l’île Maurice, la Réunion et l’île Rodrigues, avaient plus d’espèces uniques de reptiles qu’ailleurs et la plupart se trouvait à Maurice. Cependant, l’arrivée des hommes et l’introduction d’animaux et de plantes d’ailleurs ont contribué à leur quasi-extinction. Des projets de protection et de conservation existent notamment sur l’île aux Aigrettes dans le sud-est et l’îlot Chat, l’île Ronde et l’île Plate, près de la côte nord.

L’Île aux Aigrettes, au large de la côte sud-est de l’île, sert à la reconstitution des forêts indigènes et la réintroduction des espèces rares sur l’île. La Mauritius Wildlife Foundation, essaie de sauver certaines espèces endémiques.

Les espèces endémiques

La roussette noire, mammifère endémique au pelage noirâtre, est une chauve-souris de grande taille, 25 à 30 cm pour une envergure d’environ 1 m. On la retrouve dans l’arrière-pays, dans les gorges de Rivière Noire situé au sud-ouest de l’île. Elles sont vraiment impressionnantes à voir, d’ailleurs, j’adorais les regarder voler le soir.

La Crécerelle de Maurice, était nommée l’oiseau le plus rare du monde dans les années 1970, car il ne restait plus que 4 spécimens. Seul oiseau de proie de l’île Maurice et le faucon le plus rare du monde, il a fallu un programme intensif d’élevage en captivité pendant ces 23 dernières années, pour sauver cette belle crécerelle de l’extinction.

Le pigeon rose est le plus rare du monde qui se retrouvait sur toute l’île. On le trouve maintenant seulement dans les forêts des hautes terres humides dans le sud-ouest de l’Île. Un programme d’élevage en captivité a été commencé dans les années 1980. Sa population sauvage compte désormais plus de 250 oiseaux, comparée à une vingtaine en 1985.

La Perruche de Maurice ou Grosse Câteau Verte, a été en grande partie limitée à la crête de la forêt de Macchabée dans le Parc National en raison du déclin catastrophique de son habitat naturel. Avec un minimum de 20 à 25 oiseaux dans les années 1990, des projets ont été lancés pour sauver le perroquet le plus rare du monde, cette perruche est le seul perroquet endémique à l’île Maurice.

Parmi les reptiles, le Macchabé Skink est le seul de sa famille qui habite sur l’île. Les 4 autres sont cantonnés aux îlots autour de Maurice, dont le Bouton Skink, le Bojer’s Skink, l’Orange tail Skink et le Telfair Skink qui est le plus grand de la famille avec des instincts de prédateurs qui lui permet de se nourrir de geckos.

Cette magnifique nature m’inspire vraiment pour mes oeuvres, vous pouvez les retrouver sur la galerie !

J’espère que cet article vous a plu, n’hésitez pas à laisser un petit commentaire ! Et si vous souhaitez en savoir encore d’avantage sur l’île Maurice, je vous prépare encore d’autres articles ! 

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